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Soyons honnêtes, la mode n’est pas aux glucides et j’y ai moi même succombé par ignorance, ou par méconnaissance de ce que pouvait englober le terme, me laissant séduire par les “no carb” ou “low carb” bien que déjà loin de l’alimentation industrielle. Dans cet article, je me garderai bien de vous dire quoi faire. Je vous apporterai des éléments de réflexion, ainsi que mon cheminement au sujet des glucides et ma vision de leur utilisation. Vous serez bien libre d’en faire ce que vous voulez.

Tout d’abord un bref rappel physiologique.

A quoi servent-ils d’un point de vue purement (mais non moins important) fonctionnel:

Le corps utilise les glucides et l’amidon présents dans les aliments comme une source de glucose. De fait, ils ont plusieurs fonctions importantes. Premièrement, produire de l’énergie par la glycolyse. Deuxièmement, quand ils sont métabolisés en dioxyde de carbone et eau pour fournir l’énergie, ils sont une source de chaleur pour le corps. Troisièmement, à mesure qu’ils progressent à travers les voies métaboliques, certains produits peuvent être utilisés comme éléments constituants pour d’autres nutriments comme certains acides aminés, le lactose la vitamine C…

Le corps maintient toujours un apport suffisant de glucose dans les principaux tissus. Ainsi, si l’apport alimentaire n’est pas satisfaisant, les acides aminés seront utilisés pour la synthèse du glucose.

La digestion des glucides, comment ça marche?

La digestion des glucides simples et de l’amidon se produit dans tout le système digestif et implique un processus mécanique, enzymatique et microbien. La “détérioration” mécanique se produit en premier lieu dans l’estomac avec les sucs gastriques (acide chlorhydrique, enzymes protéolytiques). Cependant l’estomac joue principalement un rôle dans la digestion des protéines. Les glucides et l’amidon sont digérés et absorbés par l’intestin grêle après dégradation par le pancréas et l’enzyme alpha-amylase

Mon utilisation des glucides

Dans les réflexions que j’essaie de vous apporter, vous aurez peut être déjà compris que je ne considère pas le chien comme un loup, mais j’ai déjà développé ceci sur le site. De ce fait, pour le nourrir, je ne pense pas à nourrir une sous espèce qui en des temps éloignés en fût une autre, bien loin des méfaits de l’homme sur elle et des agissements délétères que nous savons. Je souhaite d’abord nourrir un individu. Et par définition, un individu n’en est pas un autre, avec ses besoins énergétiques, ses intolérances, ses propres capacités digestives ou physiologiques, son mode de vie. En résumé, un chien n’en est pas un autre et vouloir tous les nourrir comme un loup n’est pas une bonne idée à mon sens compte tenu de l’état originel du loup, et celui du chien au 21e siècle.

Cela veut-il dire pour autant que tous les chiens peuvent digérer un apport en amidon ? NON. Les intolérances et malabsorptions des glucides existent et ne doivent pas être négligées, tout comme elles ne doivent pas être généralisées.

Ceci étant posé, une de mes principales motivations lorsque je réfléchis à la façon dont je souhaite nourrir mon chien, c’est sa santé. Je ne le nourris pas pour faire plaisir à quelqu’un, ni pour suivre une mode, et encore moins par idéologie (non, je ne considère pas que préférer nourrir naturellement plutôt qu’avec une alimentation industrielle relève de la croyance). C’est cette considération qui m’a amené à “penser nutrition”. Nourrir mon chien de façon proactive pour sa santé, c’est utiliser de façon raisonnée, réfléchie, et maîtrisée ce qui est à ma disposition pour lui assurer un futur en bonne santé, et de façon durable, sans me contenter de son à priori bonne forme à l’instant T en supposant que s’il en est ainsi aujourd’hui, il en sera ainsi demain. C’est ce dont je parle lorsque j’introduis la notion de nutrigénomique ici.

J’ai donc ré-introduit les glucides dans son alimentation.

A cet instant, je suppose qu’une partie d’entre vous est déjà partie très loin, qu’une autre se tape la tête contre les murs en regardant son loup (euh… chien), et qu’une autre partie est curieuse de savoir comment. Oui, car il ne s’agit pas seulement de constater, il s’agit de comprendre pourquoi c’est important selon moi, (restez calme, vous avez le droit de penser autrement), et pourquoi j’ai fait des choix plutôt que d’autres.

Pour résumer, pour concevoir la ration de mon chien je veux: – Que tous ses besoins en nutriments soient couverts – Utiliser le plus de “vrais aliments” possible pour y arriver (donc des suppléments que si nécessaire) – Comprendre comment fonctionnent les aliments que je lui donne pour agir sur sa santé

Et si nous commencions à nous demander si ce que nous donnons est “utile ou non” plutôt que “bon ou mauvais”, le tout dans un scénario bien précis : l’individu ? Quels aliments seront bons pour fournir tel ou tel nutriment, dans quelle quantité, dans quel but ? Plutôt que de fermer la porte en grognant “le chien est un carnivore et il n’a pas besoin de légumes ni de glucides” sans tenter d’y voir quelque chose de plus global.

Dans mon cas personnel, deux considérations sont intervenues dans mon choix de réintégrer une source de glucide: améliorer la prise en charge de sa maladie (MICI) ((Non, “glucide”, terme banalisé et généraliste, ne veut pas nécessairement dire pro-inflammatoire en l’état)), et permettre de couvrir certains besoins sans avoir recours à des suppléments.

C’est pourquoi je me suis tournée vers les flocons d’avoine et le millet, tous deux riches en oligo éléments, me permettant ainsi de ne pas utiliser de suppléments tout en couvrant les besoins, et d’optimiser la digestibilité de la ration. Ils ne sont pas utilisés en même temps, ni en même temps que certains aliments.

Croyez-le ou non, sa ration ne contient que 7.79% de glucides. C’est très peu, mais ce sera sans doute encore trop, voire inutile pour certains d’entre vous. Pour autant, veillons, chacun, à ne jamais considérer que nous détenons la vérité, car personne ne peut à ce jour estimer la détenir , ni les professionnels, ni les propriétaires. Nous pouvons juste estimer faire au plus juste au regard des données scientifiques et factuelles disponibles à ce jour, et espérer qu’elles ne cesseront d’évoluer, pour autant que sous soyons prêts à les suivre.

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