Même si fondamentalement le chien n’a pas un besoin strictement vital d’un apport en glucides via l’alimentation, cela ne signifie pas qu’il ne puisse pas en tirer certains bénéfices, ou aider le corps à fonctionner de façon plus efficace en potentialisant une ration.

Tout d’abord, intéressons-nous à tout cela d’un point de vue métabolique. Qu’on le veuille ou non, le corps du chien a besoin de glucose pour fonctionner correctement, et en particulier pour un fonctionnement cérébral normal. Le glucose est stocké dans le foie sous forme de glycogène. Le glycogène a pour fonction de maintenir une glycémie sanguine normale et lorsque cette dernière devient trop basse, le corps puise dans ses réserves, aidé par le foie qui crée des molécules de glucose à partir du glycogène pour qu’il puisse être utilisable par l’organisme. Notons que l’excès de glucides est stocké dans les tissus en tant que graisses, au même titre que les protéines. Ce n’est donc pas nécessairement ce que l’on donne en excès le problème, mais l’excès lui même. A méditer pour les chiens au BARF que l’on passe à 1,5 % du poids corporel en poids de ration mais qui n’arrivent toujours pas à maigrir.

Il existe un autre moyen de créer du glucose quand l’apport alimentaire est insuffisant : la néoglucogénèse. Il s’agit alors pour le corps de synthétiser du glucose à partir de précurseurs glucidiques ou d’acides aminés.

Vous allez certainement me dire « alors c’est parfait ! Vu la quantité de viande au BARF, pas besoin de donner des glucides puisque le corps peut en fabriquer ». Oui et non. Dans le cas parfait d’un chien qui se maintient à un poids stable, adulte, en bonne santé, avec une activité modérée, qui peut manger de tout, pourquoi pas. Cependant, le schéma parfait est rarement présent dans la vraie vie, et on peut vouloir laisser les protéines jouer pleinement leur rôle à des doses correctes, en ajoutant une source contrôlée et choisie de glucides, afin d’éviter de devoir charger les protéines dans le but de prévoir qu’une partie servira pour la néoglucogénèse.
L’autre raison d’utiliser une source de glucides, c’est tout simplement l’apport en fibres et en minéraux souvent présents en quantité trop insuffisante dans les rations BARF comme le magnésium. Il n’est pas question de donner 1/3 de pâtes raffinées dans la gamelle, mais de choisir une source fonctionnelle de glucides comme de l’avoine, de l’orge, du quinoa ou de la patate douce qui en plus de leur bienfaits nutritionnels sont riches en fibres et contribuent à un fonctionnement correct du tractus intestinal et nourrissent la flore en agissant en tant que pré biotiques.