Les vitamines B

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Les vitamines B font partie, avec la vitamine C, des vitamines dites hydrosolubles, soit par définition solubles dans l’eau. De ce fait, le corps n’est pas capable de les stocker, c’est la raison pour laquelle les besoins doivent être couverts de façon quotidienne. Les excès sont excrétés dans les urines.

D’une manière générale, les vitamines B sont sensibles à l’air et aux variations de températures : c’est un point à prendre en compte dans la formulation afin de s’assurer de couvrir les besoins en tenant compte des pertes liées à l’environnement extérieur.

Thiamine (B1)

Elle est absorbée dans l’iléon et le jéjunum, et joue un rôle dans le métabolisme des glucides. Elle est sensible à la chaleur dans un environnement neutre ou alcalin et est instable dans l’air. Les sources utilisables sont le foie, le porc et la levure de bière. Il existe une « anti-vitamine », enzyme appelée thiaminase qui inhibe l’absorption de la thiamine. Cette enzyme que l’on retrouve dans certains poissons (sardines, harengs) est inactivée par la cuisson.

Riboflavine (B2)

Elle joue un rôle majeur dans le métabolisme énergétique en agissant comme précurseur de deux coenzymes (flavine mononucléotide et adénine dinucléotide) requises pour le métabolisme des graisses, des protéines et des glucides. Elle est détruite par une exposition prolongée à la lumière et l’association à des composés alcalins dans le bicarbonate de sodium.

Niacine (B3)

Un peu sur le même modèle que la B2, la Niacine supporte le métabolisme énergétique et agit en tant que précurseur de la nicotinamide adénine dinucléotide (NAD) et nicotinamide adénine dinucléotide phosphate (NADP). Elle peut être synthétisée à partir de l’acide aminé Tryptophane avec l’aide de la vitamine B6 et du fer agissant comme cofacteurs (sauf chez les chats qui auront besoin d’un apport primaire en niacine). Elle est résistante à la chaleur mais aura tendance à se déverser dans l’eau de cuisson, préférez donc une cuisson vapeur si vous cuisez la viande ou utilisez l’eau de cuisson.

Acide pantothénique (B5)

Elle est présente dans le corps sous forme de Coenzyme A (CoA), qui permet à travers des réactions chimiques d’extraire l’énergie des graisses, protéines et glucides, et participe également à la synthèse des acides gras et du cholestérol. Elle est assez sensible à la chaleur et les sources principales sont le foie de bœuf et le saumon.

Pyridoxine (B6)

Elle existe naturellement sous 3 formes : Pyridoxyne, Pyridoxal et Pyridoxamine et elle joue un rôle dans le métabolisme des protéines (c’est la raison pour laquelle vous la verrez souvent associée à des compléments en acides aminés). Elle est largement présente dans la plupart des aliments mais est sensible à la chaleur.

Biotine (B7 ou H)

Elle joue un rôle dans le métabolisme des lipides, du glucose, de certains acides aminés ainsi que dans le métabolisme énergétique. Afin d’être absorbée par l’intestin, elle doit d’abord être hydrolysée par une enzyme, la biotinidase dans le pancréas. Les œufs sont une excellente source de biotine mais il faudra être prudent en cas de distribution crue et répétée, car l’avidine rend la biotine indisponible.

Acide folique (B9)

Aussi connue sous le nom de folates, elle est synthétisée par les bactéries intestinales et est nécessaire pour la production ou la maintenance des cellules du corps, y compris l’ADN. Les meilleures sources alimentaires sont les abats comme le foie ou les rognons. C’est une vitamine sensible à la chaleur, à la lumière et à l’oxydation

Cobalamine (B12)

C’est la seule vitamine qui contient un oligo élément : le cobalt. Elle est nécessaire à l’absorption des folates, et participe à la synthèse de la myéline, ainsi qu’au métabolisme des glucides et des graisses. Les viandes et les abats sont une source suffisante de B12.