Mois : février 2019

Le chien dans la nature. encore ?!

Je parcourais les groupes et pages dédiées à l’alimentation et j’y ai vu une question concernant les mollusques type moule, huître… A laquelle on a répondu que donner ce type d’aliment n’avait aucun intérêt puisqu’un carnivore dans la nature n’allait pas à la pêche aux […]

La nutrigenomique

Le terme «génome» désigne l’ensemble des gènes d’un individu (son génotype). Le «phénotype» fait référence à l’ensemble du potentiel physique, biochimique et physiologique d’un animal tel que déterminé par son génome et son environnement. La «Génomique» quant à elle décrit la cartographie, le séquençage et […]

Les glucides: pour ou contre?

Soyons honnêtes, la mode n’est pas aux glucides et j’y ai moi même succombé par ignorance, ou par méconnaissance de ce que pouvait englober le terme, me laissant séduire par les “no carb” ou “low carb” bien que déjà loin de l’alimentation industrielle. Dans cet article, je me garderai bien de vous dire quoi faire. Je vous apporterai des éléments de réflexion, ainsi que mon cheminement au sujet des glucides et ma vision de leur utilisation. Vous serez bien libre d’en faire ce que vous voulez.

Tout d’abord un bref rappel physiologique.

A quoi servent-ils d’un point de vue purement (mais non moins important) fonctionnel:

Le corps utilise les glucides et l’amidon présents dans les aliments comme une source de glucose. De fait, ils ont plusieurs fonctions importantes. Premièrement, produire de l’énergie par la glycolyse. Deuxièmement, quand ils sont métabolisés en dioxyde de carbone et eau pour fournir l’énergie, ils sont une source de chaleur pour le corps. Troisièmement, à mesure qu’ils progressent à travers les voies métaboliques, certains produits peuvent être utilisés comme éléments constituants pour d’autres nutriments comme certains acides aminés, le lactose la vitamine C…

Le corps maintient toujours un apport suffisant de glucose dans les principaux tissus. Ainsi, si l’apport alimentaire n’est pas satisfaisant, les acides aminés seront utilisés pour la synthèse du glucose.

La digestion des glucides, comment ça marche?

La digestion des glucides simples et de l’amidon se produit dans tout le système digestif et implique un processus mécanique, enzymatique et microbien. La “détérioration” mécanique se produit en premier lieu dans l’estomac avec les sucs gastriques (acide chlorhydrique, enzymes protéolytiques). Cependant l’estomac joue principalement un rôle dans la digestion des protéines. Les glucides et l’amidon sont digérés et absorbés par l’intestin grêle après dégradation par le pancréas et l’enzyme alpha-amylase

Mon utilisation des glucides

Dans les réflexions que j’essaie de vous apporter, vous aurez peut être déjà compris que je ne considère pas le chien comme un loup, mais j’ai déjà développé ceci sur le site. De ce fait, pour le nourrir, je ne pense pas à nourrir une sous espèce qui en des temps éloignés en fût une autre, bien loin des méfaits de l’homme sur elle et des agissements délétères que nous savons. Je souhaite d’abord nourrir un individu. Et par définition, un individu n’en est pas un autre, avec ses besoins énergétiques, ses intolérances, ses propres capacités digestives ou physiologiques, son mode de vie. En résumé, un chien n’en est pas un autre et vouloir tous les nourrir comme un loup n’est pas une bonne idée à mon sens compte tenu de l’état originel du loup, et celui du chien au 21e siècle.

Cela veut-il dire pour autant que tous les chiens peuvent digérer un apport en amidon ? NON. Les intolérances et malabsorptions des glucides existent et ne doivent pas être négligées, tout comme elles ne doivent pas être généralisées.

Ceci étant posé, une de mes principales motivations lorsque je réfléchis à la façon dont je souhaite nourrir mon chien, c’est sa santé. Je ne le nourris pas pour faire plaisir à quelqu’un, ni pour suivre une mode, et encore moins par idéologie (non, je ne considère pas que préférer nourrir naturellement plutôt qu’avec une alimentation industrielle relève de la croyance). C’est cette considération qui m’a amené à “penser nutrition”. Nourrir mon chien de façon proactive pour sa santé, c’est utiliser de façon raisonnée, réfléchie, et maîtrisée ce qui est à ma disposition pour lui assurer un futur en bonne santé, et de façon durable, sans me contenter de son à priori bonne forme à l’instant T en supposant que s’il en est ainsi aujourd’hui, il en sera ainsi demain. C’est ce dont je parle lorsque j’introduis la notion de nutrigénomique ici.

J’ai donc ré-introduit les glucides dans son alimentation.

A cet instant, je suppose qu’une partie d’entre vous est déjà partie très loin, qu’une autre se tape la tête contre les murs en regardant son loup (euh… chien), et qu’une autre partie est curieuse de savoir comment. Oui, car il ne s’agit pas seulement de constater, il s’agit de comprendre pourquoi c’est important selon moi, (restez calme, vous avez le droit de penser autrement), et pourquoi j’ai fait des choix plutôt que d’autres.

Pour résumer, pour concevoir la ration de mon chien je veux: – Que tous ses besoins en nutriments soient couverts – Utiliser le plus de “vrais aliments” possible pour y arriver (donc des suppléments que si nécessaire) – Comprendre comment fonctionnent les aliments que je lui donne pour agir sur sa santé

Et si nous commencions à nous demander si ce que nous donnons est “utile ou non” plutôt que “bon ou mauvais”, le tout dans un scénario bien précis : l’individu ? Quels aliments seront bons pour fournir tel ou tel nutriment, dans quelle quantité, dans quel but ? Plutôt que de fermer la porte en grognant “le chien est un carnivore et il n’a pas besoin de légumes ni de glucides” sans tenter d’y voir quelque chose de plus global.

Dans mon cas personnel, deux considérations sont intervenues dans mon choix de réintégrer une source de glucide: améliorer la prise en charge de sa maladie (MICI) ((Non, “glucide”, terme banalisé et généraliste, ne veut pas nécessairement dire pro-inflammatoire en l’état)), et permettre de couvrir certains besoins sans avoir recours à des suppléments.

C’est pourquoi je me suis tournée vers les flocons d’avoine et le millet, tous deux riches en oligo éléments, me permettant ainsi de ne pas utiliser de suppléments tout en couvrant les besoins, et d’optimiser la digestibilité de la ration. Ils ne sont pas utilisés en même temps, ni en même temps que certains aliments.

Croyez-le ou non, sa ration ne contient que 7.79% de glucides. C’est très peu, mais ce sera sans doute encore trop, voire inutile pour certains d’entre vous. Pour autant, veillons, chacun, à ne jamais considérer que nous détenons la vérité, car personne ne peut à ce jour estimer la détenir , ni les professionnels, ni les propriétaires. Nous pouvons juste estimer faire au plus juste au regard des données scientifiques et factuelles disponibles à ce jour, et espérer qu’elles ne cesseront d’évoluer, pour autant que sous soyons prêts à les suivre.

Le prix ou la qualité?

J’ai toujours considéré, même avant d’approfondir le sujet de la nutrition, que la qualité des aliments distribués jouait un rôle important, et encore plus au fil des années à force de constater les diverses pratiques. La première chose qui m’a amené à m’intéresser à ce […]

Aliments vs nutriments

Je voulais faire ce petit billet rapide pour vous inciter à penser au delà de ce que vous voyez réellement dans les gamelles, notamment lorsqu’elles contiennent un peu de glucides. Je me suis fait cette réflexion hier soir en mettant la patate douce dans la […]

Penser nutrition, ma révélation

Changer l’alimentation de son animal est généralement un acte réfléchi, qui demande du temps et de l’implication. Toute démarche visant à améliorer l’alimentation de son chien doit être saluée, car malgré les erreurs, ou le désaccord que nous pourrions éprouver envers les modes d’alimentation choisis, les intentions sont toujours bonnes, bien que le résultat puisse toujours être amélioré, même pour les plus avertis d’entre nous.

A titre personnel, je suis passée par toutes les étapes. J’ai commencé avec une ration ménagère établie par une célèbre vétérinaire nutritionniste, que je suivais religieusement. Puis, je me suis familiarisée avec l’alimentation, j’ai pris confiance en moi, et surtout, je me documentais sans cesse. J’ai alors découvert le BARF. Mon cheminement a été plus long le concernant, car j’étais fébrile à l’idée de donner de la viande crue, avec tous les mythes ou réalités d’ailleurs, que cela pouvait impliquer. Durant ce temps de réflexion, l’état de santé de mon chien m’a obligé à ajuster ses rations par moi même. Toujours avide de connaissance, je continuais de lire et me documenter en parallèle.

Vint le jour où j’ai décidé de passer le cap du BARF. Je faisais partie de tous les groupes facebook, j’avais lu tous les sites en relation avec l’alimentation crue. J’étais fin prête, et de plus en plus convertie et convaincue. Convaincue que l’équilibre ne valait pas qu’on se fasse un ulcère à l’estomac car ce dernier pouvait se mettre en place sur un laps de temps plus ou moins long selon les sources. Convaincue que calculer en pourcentage de poids vif était cohérent. Convaincue que les glucides n’avaient rien à faire dans l’alimentation d’un chien. Convaincue que la nourriture cuite ne valait rien. La seule conviction à laquelle j’ai échappé était celle selon laquelle il n’était pas nécessaire de donner des fruits et des légumes à un chien. Toujours ça de gagné me direz vous…

J’étais convaincue d’idées reçues, j’étais convaincue d’idées sans sources, je devenais sectaire et je ne m’en rendais pas compte.

J’ai commencé à remettre en question toutes ces affirmations quand je ne me sentais plus à ma place auprès de mes vindicatifs semblables. Tout ça ne me semblait plus aussi juste qu’au début, mais j’étais démunie quant à la direction à prendre pour changer, et surtout, où m’adresser pour apprendre autrement et remettre en cause mes croyances. Je ne me rappelle plus comment le destin a mis sur mon chemin un groupe américain. J’ai demandé à y entrer en me disant que ça ne pourrait pas être pire qu’ici. Une fois mon adhésion approuvée, j’y ai vu des chiffres. Des acides aminés. Des vitamines, des aliments différents, des valeurs et des suppléments mais aussi…. DES GLUCIDES.

J’étais fascinée. Plutôt que de poser des questions, j’ai surtout cherché à connaître leur source d’information, pour pouvoir y avoir accès moi même et me former toute seule car c’est un domaine qui me passionne. Et la réponse est… le NRC (National Research Council) qui fournit les valeurs nutritionnelles de chaque nutriment pour les chiens et les chats (pas que, mais ce sont eux qui nous intéressent). De plus en plus passionnée à la lecture de tout ceci, tout m’a semblé plus logique.

Je ne parlais plus de « ration » mais de « nutrition ». J’ai compris que chaque individu avait des besoins particuliers que des approximations généralistes ne pouvaient pas combler. J’ai compris, en calculant chaque nutriment dont avait besoin mon chien, que sa ration n’était pas équilibrée et qu’il manquait des minéraux essentiels que l’alimentation ne pouvait pas combler, aussi diversifiée soit-elle. J’ai compris que les glucides n’étaient pas le mal incarné, et qu’ils étaient nécessaires. J’ai compris l’intérêt de raisonner en énergie. J’ai compris que les suppléments étaient obligatoires car l’alimentation ne peut pas tout à elle seule, mais qu’il n’y avait rien de grave à ça. J’ai compris que la nourriture cuite n’avait rien de mort, et pouvait même être encore plus nutritive que la nourriture crue. J’ai compris que les chiens n’étaient pas des loups.

J’ai compris à quel point je m’étais trompée.

J’ai acquéri le livre du NRC, aussi dense que passionnant. Je ne suis pas vétérinaire. Je ne suis pas nutritionniste même si une formation devrait avoir lieu courant 2019. Je suis une passionnée qui espère pouvoir vous amener des pistes de réflexion pour satisfaire au mieux votre chien à travers mon expérience et mes connaissances.